L`APOCALYPSE DE JEAN

29/06/2016 09:02
L`APOCALYPSE DE JEAN

 

94-96 après Jésus-Christ
 
 

L’Apocalypse de Jean

 

Titre

       Contrairement à la plupart des autres livres de la Bible, l’Apocalypse contient elle-même son titre: « Révélation (grec apokalupsis) de Jésus-Christ » (#Ap 1:1). Le terme grec comporte l’idée de dévoiler, de découvrir, d’exposer. Dans le N.T., il décrit le dévoilement d’une vérité spirituelle (#Ro 16: 25 ; #Ga 1:12 ; #Ep 1:17 ; #Ep 3:3), la manifestation des fils de Dieu (#Ro 8:19), l’incarnation de Christ (#Lu 2:32) et sa future apparition glorieuse (#2Th 1:7 ; #1Pi 1:7). De ces différents emplois, il ressort que le terme « apocalypse » désigne quelque chose ou quelqu’un qui était caché auparavant mais est désormais rendu visible. Ce que ce livre révèle ou dévoile, c’est Jésus-Christ en gloire. Les vérités concernant sa personne et sa victoire finale, auxquelles les autres livres ne font qu’allusion, deviennent clairement perceptibles par cette révélation de Jésus-Christ. Cette révélation lui a été donnée par Dieu le Père et a été communiquée à l’apôtre Jean par un ange (#Ap 1:1).

 

Auteur et date

       À quatre reprises, l’auteur se présente sous le nom de Jean (#Ap 1:1, #Ap 1:4, #Ap 1:9 ; #Ap 22: 8). La tradition la plus ancienne est unanime pour l’identifier à l’apôtre auteur du quatrième Évangile et de trois épîtres. Dès le IIe siècle, des hommes comme Justin Martyr, Irénée, Clément d’Alexandrie et Tertullien confirment que Jean est l’auteur de ce livre. Plusieurs de ses destinataires originaux étaient encore vivants lorsque Justin Martyr et Irénée clamaient cette paternité apostolique.

    S’il existe des différences de style entre l’Apocalypse et les autres écrits de Jean, elles ne signifient pas pour autant que ces textes ne puissent être du même auteur. En fait, il existe aussi des parallèles manifestes entre l’Apocalypse et les autres œuvres de l’apôtre. Ainsi, seuls l’Évangile de Jean et l’Apocalypse utilisent le terme de « Parole » pour évoquer Jésus-Christ (#Ap 19: 13 ; #Jn 1:1). L’Apocalypse (#Ap 1:7) et l’Évangile de Jean (#Jn 19: 37) contiennent des traductions de #Za 12:10 qui diffèrent de celle de la Septante mais qui s’accordent l’une avec l’autre. Jésus est dépeint sous les traits de l’Agneau uniquement dans l’Évangile de Jean (#Jn 1:29) et dans l’Apocalypse (#Ap 5:6, #Ap 5:8); tous deux le présentent en outre comme le « témoin » (cf. #Ap 1:5 ; #Jn 5:31-32).

 

       L’Apocalypse a été rédigée dans la dernière décennie du Ier siècle (environ 94-96 apr. J.-C.), vers la fin du règne de l’empereur Domitien (apr. J.-C.). Certains proposent une date antérieure, sous le règne de Néron (apr. J.-C.), mais leurs arguments ne sont pas convaincants et entrent en conflit avec les affirmations de l’Église ancienne: Irénée a déclaré au IIe siècle que l’Apocalypse avait été écrite vers la fin du règne de Domitien; plus tard, des hommes comme Clément d’Alexandrie, Origène, Victorin de Poetovio (auteur d’un des plus anciens commentaires de l’Apocalypse), Eusèbe et Jérôme ont aussi soutenu cette date.

 

       Le déclin spirituel des sept Églises (ch. #Ap 2:1-3:2) plaide, en outre, en faveur d’une telle datation. Ces Églises étaient fortes et spirituellement mûres dans les années soixante, celles où Paul œuvrait en Asie Mineure. Le temps qui sépare son ministère de la fin du règne de Néron est trop court pour qu’un tel déclin ait pu intervenir. Une période plus longue est nécessaire pour permettre la naissance et le développement d’une secte hérétique telle que celle des Nicolaïtes (#Ap 2:6, #Ap 2:15), qui n’est pas mentionnée dans les lettres de Paul, pas même dans celles qui sont adressées aux mêmes Églises (par exemple : celle d’Éphèse). Enfin, une rédaction de l’Apocalypse à l’époque de Néron ne laisse pas assez de temps au ministère de Jean pour se développer au point d’inquiéter les autorités et de les inciter à l’exiler.

 

Contexte et arrière-plan

       L’Apocalypse débute avec Jean, le dernier apôtre en vie, un homme âgé en exil sur l’île minuscule et déserte de Patmos, située dans la mer Égée au sud-ouest d’Éphèse. Les autorités romaines l’avaient banni pour cause de prédication de l’Évangile (#Ap 1:9). C’est à Patmos que Jean reçut une série de visions qui brosse l’avenir du monde.

    Lors de son arrestation, l’apôtre exerçait son ministère auprès de l’Église d’Éphèse et des assemblées avoisinantes. Ne pouvant les exhorter en personne mais cherchant l’occasion de les fortifier, il leur envoya l’Apocalypse (#Ap 1:4) suivant un ordre du Seigneur (#Ap 1:11). Ces Églises connaissaient les premiers effets de la persécution: au moins une personne, probablement un responsable, avait subi le martyre (#Ap 2:13), et Jean lui-même avait été exilé. Mais c’était une tempête d’oppression qui allait bientôt s’abattre avec furie sur les sept assemblées si chères au cœur de l’apôtre (#Ap 2:10). L’Apocalypse leur offrait un message d’espérance: Dieu exerce un contrôle souverain sur tous les événements de l’histoire humaine. Si le mal paraît omniprésent et les hommes méchants omnipotents, leur défaite ultime est certaine: Christ reviendra en gloire pour rendre la justice et établir son règne.

 

Thèmes historiques et théologiques

       Principalement prophétique, l’Apocalypse contient peu d’informations historiques en dehors des chapitres 1 à 3. Les sept Églises auxquelles les lettres étaient adressées étaient autant d’assemblées établies en Asie Mineure (la Turquie moderne). Apparemment, elles sont ainsi distinguées parce que Jean avait œuvré en leur sein.

 

       L’Apocalypse est avant tout une révélation de Jésus-Christ (#Ap 1:1). Il est présenté comme le Fils de Dieu ressuscité et glorifié à l’œuvre parmi les Églises (#Ap 1:10), comme « le témoin fidèle, le premier-né des morts, et le prince des rois de la terre » (#Ap 1:5), l’alpha et l’oméga (#Ap 1:8), le commencement et la fin (#Ap 21: 6), celui qui est, qui était et qui vient (#Ap 1:8), le premier et le dernier (#Ap 1:18), le Fils de l’homme (#Ap 1:13), celui qui était mort mais qui vit maintenant à jamais (#Ap 1:18), le Fils de Dieu (#Ap 2:18), le Saint et le Véritable (#Ap 3:7), « l’Amen, le témoin fidèle et véritable, le principe de la création de Dieu » (#Ap 3:14), le lion de la tribu de Juda (#Ap 5:5), l’Agneau céleste, qui possède l’autorité nécessaire pour ouvrir le titre de propriété de la terre (#Ap 6:1), l’Agneau sur le trône (#Ap 7:17), le Messie qui régnera éternellement (#Ap 11:15), la Parole de Dieu (#Ap 19: 13), le Roi des rois et le Seigneur des seigneurs plein de majesté, qui revient avec une gloire resplendissante pour remporter la victoire contre ses adversaires (#Ap 19: 11), « le rejeton et la postérité de David, l’étoile brillante du matin » (#Ap 22: 16).

      L’Apocalypse contient de nombreuses autres richesses théologiques. L’Église y est mise en garde contre le péché et appelée à la sainteté. L’adoration qui s’exprime dans le ciel exhorte et instruit en même temps. Peu de livres bibliques prêtent autant d’attention au ministère des anges. C’est toutefois dans le domaine de l’eschatologie (c’est-à-dire la doctrine de la fin des temps) que l’Apocalypse apporte sa contribution la plus importante. Nous y découvrons la configuration politique finale du monde, l’ultime conflit de l’histoire humaine, la montée en puissance et la défaite finale de l’Antichrist, le règne terrestre de mille ans de Christ, la gloire du ciel et des temps éternels ainsi que le statut final des méchants et des justes. Enfin, il n’y a que le livre de Daniel qui affirme avec la même force cette vérité: dans sa providence, Dieu contrôle avec une pleine autorité les royaumes des hommes, et il accomplira son plan souverain, quelles que soient les oppositions humaines ou démoniaques.

 

Questions d’interprétation

       Aucun autre livre du N.T. ne lance de défi plus sérieux et plus difficile, en matière d’interprétation, que l’Apocalypse. Ses images et ses symboles marquants ont donné lieu à quatre approches interprétatives principales:

 

       L’approche prétériste interprète l’Apocalypse comme décrivant des événements survenus au sein de l’Empire romain au Ier siècle de notre ère. Cette conception est difficilement conciliable avec les affirmations mêmes du livre sur sa nature prophétique (#Ap 1:3 ; #Ap 22: 7, #Ap 22: 10, #Ap 22: 18, #Ap 22: 19). Il est impossible de considérer que tout ce qui est mentionné dans l’Apocalypse s’est déjà réalisé. Le retour de Christ, par exemple, n’a manifestement pas eu lieu au Ier siècle.

 

       L’approche historiciste voit dans l’Apocalypse un panorama de l’histoire de l’Église depuis les temps apostoliques jusqu’à maintenant; les éléments symboliques du livre renverraient à des événements tels que les invasions barbares à Rome, la montée de l’Église catholique romaine (et de plusieurs papes), l’émergence de l’islam ou encore la Révolution française. Une telle méthode d’interprétation enlève au texte toute signification pour ses destinataires initiaux. Elle ignore aussi le cadre temporel que le texte lui-même assigne aux événements qu’il dévoile (cf. #Ap 11:2 ; #Ap 12:6, #Ap 12:14 ; #Ap 13: 5). Cette approche a suscité des interprétations très différentes, et souvent contradictoires, des faits historiques mentionnés dans l’Apocalypse.

    L’approche idéaliste lit l’Apocalypse comme une fresque atemporelle de la lutte cosmique entre les forces du bien et du mal. Dans cette perspective, le livre ne contient pas d’allusions historiques ni de prophéties prédictives. Ce point de vue ignore la nature prophétique de l’Apocalypse. Poussé à sa conclusion logique, il la détache de tout lien avec des événements historiques réels. Elle ne représente alors plus qu’une collection d’histoires porteuses de vérités spirituelles.

 

       L’approche futuriste soutient que les événements des chapitres 6 à 22 ont trait à l’avenir et que ces chapitres décrivent symboliquement et littéralement des hommes et des événements qui auront lieu sur la scène mondiale. Ils décrivent les circonstances du retour en gloire de Jésus-Christ (ch. #Ap 6:1-19: 2), le millénium et le jugement dernier (ch. #Ap 20), ainsi que l’état éternel (ch. #Ap 21:1-22: 2). Cette perspective est la seule qui rende justice à l’autoprésentation de l’Apocalypse comme prophétique; elle l’interprète selon la méthode grammatico-historique appliquée par ailleurs aux chapitres 1 à 3 et au reste de l’Écriture.

 

Plan

I. Ce que tu as vu (1:1-20)

 

A. Prologue (1:1-8)

B. Vision de Christ glorifié (1:9-18)

C. Mission confiée à l’apôtre (1:19-20)

 

II. Ce qui est (2:1-3:22)

A. Lettre à l’Église d’Éphèse (2:1-7)

B. Lettre à l’Église de Smyrne (2:8-11)

C. Lettre à l’Église de Pergame (2:12-17)

D. Lettre à l’Église de Thyatire (2:18-29)

E. Lettre à l’Église de Sardes (3:1-6)

F. Lettre à l’Église de Philadelphie (3:7-13)

G. Lettre à l’Église de Laodicée (3:14-22)

 

III. Ce qui doit arriver ensuite (4:1-22:21)

 

A. Adoration dans le ciel (4:1-5:14)

B. La grande tribulation (6:1-18:24)

C. Le retour du Roi (19:1-21)

D. Le millénium (20:1-10)

E. Le jugement du grand trône blanc (20:11-15)

F. L’état éternel (21:1-22:21)

 

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